Empreinte carbone des essais cliniques : méthodes de calcul et leviers de réduction pour les promoteurs biotech

Empreinte carbone des essais cliniques : méthodes de calcul et leviers de réduction pour les promoteurs biotech

8 juillet 2026 18 min de lecture
Comment mesurer et réduire l’empreinte carbone des essais cliniques biotech dans le secteur santé : sources d’émissions, méthodologies GHG, leviers opérationnels, cadre CSRD et rôle de France Biotech.
Empreinte carbone des essais cliniques : méthodes de calcul et leviers de réduction pour les promoteurs biotech

Cartographier l’empreinte carbone des essais cliniques biotech dans le secteur santé

Les promoteurs biotech prennent enfin la mesure de l’empreinte carbone des essais cliniques, longtemps restée un angle mort des stratégies RSE. Dans le secteur santé, ces projets concentrent des émissions de gaz à effet de serre liées aux déplacements, aux cliniques de santé partenaires, aux laboratoires et à la logistique des échantillons, ce qui alourdit fortement le bilan carbone global de l’entreprise. Pour toute biotech orientée recherche clinique, comprendre cette empreinte et la relier à la performance de la recherche et développement devient un enjeu stratégique autant qu’écologique, au cœur d’une santé responsable et d’une transition écologique crédible.

Un essai clinique type génère des émissions directes et indirectes de carbone tout au long de son cycle de vie, depuis la conception du protocole jusqu’à la fermeture des centres et à l’archivage des données. Les émissions de gaz à effet de serre de scope 1 et 2 restent limitées pour une petite entreprise biotech, mais les émissions de gaz de scope 3 explosent dès que l’on intègre les transports des patients, les visites des équipes de monitoring et les flux de colis réfrigérés entre les cliniques de santé et les laboratoires centraux. Dans ce contexte, l’empreinte carbone des essais cliniques biotech devient un indicateur clé pour piloter un projet de recherche clinique aligné avec une santé responsable, une meilleure protection de la santé humaine et une trajectoire climat compatible avec les engagements nationaux.

En France, les discussions autour de la décarbonation du secteur santé et de la transition écologique s’intensifient, notamment sous l’impulsion de France Biotech, de France Assos Santé et des premiers accords de branche. Les promoteurs doivent désormais articuler impact environnemental, exigences réglementaires et attentes des patients en matière de santé humaine, ce qui impose une analyse du cycle de vie des études cliniques plus fine et plus transparente. Pour rester compétitives, les entreprises doivent limiter leur empreinte sans compromettre la qualité des données cliniques ni la robustesse des résultats, en s’appuyant sur des indicateurs carbone intégrés au pilotage des projets et sur une mesure rigoureuse des émissions gaz par activité.

Sources principales d’émissions : où se cache le carbone dans les études cliniques

Dans un projet d’essais cliniques, la première source d’empreinte carbone provient des déplacements des patients et des équipes, souvent sous-estimés dans le bilan carbone. Les visites répétées dans les cliniques de santé, les trajets vers les centres investigateurs et les réunions physiques de monitoring créent un flux continu d’émissions de gaz à effet de serre, particulièrement marqué dans les études cliniques multicentriques. Pour les responsables qualité et affaires réglementaires, ces émissions restent rarement visibles dans les tableaux de bord, alors qu’elles pèsent lourd dans l’impact environnemental global et dans les émissions gaz de scope 3.

La deuxième poche d’émissions concerne la logistique des échantillons biologiques et des médicaments expérimentaux, avec un recours massif au transport express et au froid actif qui renforce l’effet des gaz à effet de serre. Chaque colis expédié entre les cliniques, les laboratoires centraux et les biobanques ajoute du carbone au bilan, surtout lorsque les flux ne sont pas mutualisés entre plusieurs projets de recherche clinique. Les déchets issus des consommables à usage unique, des dispositifs médicaux et des emballages renforcent encore cette empreinte, même lorsque les filières de traitement se veulent écologiques et que les procédures de gestion des déchets sont certifiées, ce qui impose une mesure plus fine de ces postes.

Enfin, l’infrastructure numérique des essais cliniques contribue aussi aux émissions, via les serveurs, les centres de données et les solutions d’e‑monitoring qui stockent et traitent les données de santé humaine. Les systèmes de gestion des essais cliniques, les plateformes d’e‑consentement et les outils de télésurveillance génèrent un impact carbone non négligeable, surtout lorsque l’analyse du cycle de vie des équipements n’est pas intégrée. Pour approfondir la réflexion sur le lien entre microbiote, santé humaine et impacts environnementaux, l’article sur l’impact du microbiote sur la santé humaine à Lyon illustre bien comment les choix de recherche influencent à la fois la santé et l’environnement, et comment une approche bas carbone peut être intégrée dès la conception des protocoles pour limiter l’empreinte.

Méthodologies de calcul : adapter le protocole GHG aux essais cliniques

Pour objectiver l’empreinte carbone des essais cliniques biotech, les promoteurs doivent s’appuyer sur le protocole GHG et sur une mesure structurée des émissions. La première étape consiste à définir un périmètre clair incluant les scopes 1, 2 et 3, puis à cartographier les flux physiques et numériques de chaque projet de recherche clinique, depuis la sélection des centres jusqu’au suivi post‑étude. Sans cette analyse du cycle de vie, le bilan carbone reste incomplet et ne permet pas de piloter une véritable transition écologique ni de comparer les projets entre eux, ni de documenter les hypothèses retenues.

Les méthodologies les plus robustes combinent données d’activité détaillées et facteurs d’émissions reconnus, en intégrant les spécificités du secteur santé et des cliniques de santé. On quantifie par exemple les kilomètres parcourus par les patients, les volumes de colis expédiés, les consommations énergétiques des laboratoires et des serveurs, puis on traduit ces données en émissions de gaz à effet de serre. Cette approche permet de comparer différents scénarios de conception d’essais cliniques et de mesurer l’impact environnemental de chaque choix opérationnel, en s’appuyant sur des facteurs d’émission issus de bases comme la Base Carbone de l’Ademe ou les guides sectoriels pharmaceutiques, en précisant les sources et les années de référence.

Les responsables RSE et qualité peuvent aussi recourir à des outils d’analyse du cycle de vie pour affiner la mesure, notamment sur les dispositifs médicaux, les consommables et les chaînes du froid. Certains acteurs du secteur, comme les groupes impliqués dans la réduction des engrais azotés, montrent comment une approche rigoureuse du carbone dans les études peut transformer les pratiques, comme le décrit l’analyse sur l’impact des engrais azotés dans l’industrie biotechnologique. En combinant ces méthodes, une entreprise biotech peut limiter son empreinte tout en renforçant la crédibilité de ses rapports RSE et de son dialogue avec les autorités, les investisseurs et les réseaux comme France Biotech, en explicitant les marges d’incertitude associées aux calculs.

Leviers opérationnels : DCT, e‑consent et logistique optimisée pour limiter l’empreinte

Les essais cliniques décentralisés offrent aujourd’hui le levier le plus direct pour réduire l’empreinte carbone des essais cliniques biotech sans dégrader la qualité des données. En diminuant le nombre de visites physiques dans les cliniques de santé et en privilégiant les visites à domicile, la télémédecine et le monitoring à distance, les promoteurs réduisent fortement les émissions de gaz liées aux transports. Cette évolution s’inscrit dans une vision de santé responsable, plus respectueuse de la santé humaine et du temps des patients, tout en améliorant l’accessibilité aux études cliniques et en rendant plus visible l’impact environnemental de chaque scénario.

L’e‑consentement et les outils numériques de suivi permettent aussi de limiter les déplacements des équipes de monitoring, tout en améliorant la traçabilité des données et la conformité GxP. En centralisant les informations dans des systèmes sécurisés, l’entreprise biotech peut optimiser ses processus de recherche clinique, réduire les erreurs et limiter les déplacements correctifs qui alourdissent le bilan carbone. Ces solutions doivent toutefois être évaluées via une analyse du cycle de vie, car les infrastructures numériques génèrent elles aussi des émissions de carbone sur l’ensemble du cycle de vie des équipements, depuis la fabrication jusqu’à la fin de vie, ce qui impose de comparer plusieurs configurations techniques.

Sur le plan logistique, la mutualisation des flux entre plusieurs projets et la rationalisation des envois d’échantillons permettent de réduire les émissions de gaz à effet de serre sans compromettre l’intégrité des échantillons. Des initiatives comme celles portées par certains groupes de services, à l’image d’un Groupe Multihealth ou d’un Multihealth Group, illustrent comment une logistique partagée peut limiter l’empreinte et les déchets tout en sécurisant les délais. Pour les promoteurs, l’enjeu est de transformer ces leviers en KPI opérationnels, intégrés dès la conception du protocole et suivis tout au long des études cliniques, afin de limiter l’empreinte carbone projet par projet et de documenter les gains obtenus.

Arbitrer entre qualité réglementaire, données robustes et impact environnemental

Les responsables affaires réglementaires et qualité craignent souvent que la réduction de l’empreinte carbone des essais cliniques biotech ne compromette la robustesse des données. Cette inquiétude est légitime, car la recherche clinique reste encadrée par des exigences strictes de traçabilité, de monitoring et de vérification sur site, qui génèrent naturellement des émissions de gaz. Pourtant, une approche structurée permet de concilier impact environnemental maîtrisé et conformité réglementaire, en s’appuyant sur des arbitrages documentés et validés avec les autorités et les comités d’éthique, et en intégrant explicitement l’impact environnemental dans les plans de gestion des risques.

Par exemple, le passage à un monitoring fondé sur les risques, combinant visites sur site ciblées et revue centralisée des données, réduit les déplacements sans affaiblir la qualité des essais cliniques. Les autorités reconnaissent désormais ces approches, à condition que les plans de gestion des risques et les procédures qualité décrivent clairement les contrôles mis en place et leur effet sur la fiabilité des résultats. Dans ce cadre, l’empreinte carbone devient un critère supplémentaire de décision, au même titre que le coût, le délai de recrutement ou la complexité opérationnelle, et peut être intégrée dans les matrices de risques et les comptes rendus de comités de pilotage.

Les promoteurs peuvent aussi intégrer des critères écologiques dans la sélection des centres, en privilégiant des cliniques de santé accessibles en transports en commun ou engagées dans une démarche de transition écologique. En France, certaines structures affiliées à France Biotech commencent à publier leur bilan carbone et à exiger des engagements similaires de leurs partenaires, créant un effet d’entraînement dans toute la chaîne de valeur. Cette dynamique renforce la crédibilité des entreprises qui assument leur responsabilité dans le secteur santé et positionne la réduction des émissions comme un avantage compétitif plutôt qu’une contrainte, y compris dans les appels d’offres internationaux et les évaluations de fournisseurs.

Réglementation, CSRD Omnibus et reporting simplifié pour les biotechs

Le cadre réglementaire évolue rapidement et pousse les promoteurs à structurer le reporting sur l’empreinte carbone des essais cliniques biotech. Même si de nombreuses petites entreprises ne sont plus directement soumises à la CSRD Omnibus, la pression de la chaîne de valeur reste forte, car les grands donneurs d’ordre exigent des informations détaillées sur les émissions de gaz et le bilan carbone des projets. Pour comprendre comment cette simplification du reporting peut devenir un avantage compétitif, l’analyse dédiée à la CSRD Omnibus et aux biotechs offre un éclairage utile sur les attentes des investisseurs et des autorités, en particulier sur la matérialité des émissions liées aux études cliniques.

La future norme VSME, attendue comme un cadre de reporting simplifié pour les petites et moyennes entreprises, devrait faciliter la mesure de l’impact environnemental des études cliniques. Les promoteurs pourront structurer leurs données d’émissions gaz par projet, par phase d’essai et par type d’activité, ce qui permettra de comparer plus facilement les scénarios et de suivre les progrès dans le temps. Cette standardisation renforcera aussi la transparence vis‑à‑vis des investisseurs, des autorités et des partenaires cliniques, en rendant les bilans carbone plus comparables entre entreprises du secteur santé et en clarifiant les indicateurs attendus pour les essais cliniques.

En parallèle, les accords de branche sur la décarbonation du secteur santé en France encouragent les entreprises à intégrer la transition écologique dans leurs plans stratégiques. Les biotechs qui anticipent ces exigences, en publiant un bilan carbone détaillé de leurs activités de recherche clinique et en documentant les actions pour limiter l’empreinte, renforceront leur position auprès des groupes pharmaceutiques et des réseaux comme France Biotech. À terme, la capacité à démontrer une réduction mesurable des émissions deviendra un critère de sélection aussi important que la qualité scientifique ou la rapidité d’exécution, en particulier pour les projets internationaux à forte intensité carbone et aux exigences réglementaires élevées.

Biotechs pionnières, partenariats et rôle des groupes de services

Quelques biotechs pionnières ont déjà publié un bilan carbone spécifique à leurs activités de recherche clinique, montrant que l’empreinte carbone des essais cliniques biotech peut être mesurée et réduite de manière crédible. Ces entreprises ont cartographié l’ensemble du cycle de vie de leurs études cliniques, depuis la conception du protocole jusqu’à la gestion des déchets, en intégrant les émissions de gaz liées aux transports, à l’énergie et aux équipements. Leurs retours d’expérience démontrent qu’une telle démarche renforce la confiance des autorités et des partenaires industriels, tout en révélant des gisements d’économies opérationnelles et des leviers d’innovation dans la conception des protocoles.

Les groupes de services spécialisés dans la logistique, le monitoring ou la gestion des données jouent un rôle clé pour accompagner cette transition écologique. En France, certains acteurs se positionnent comme des partenaires RSE des promoteurs, en proposant des solutions de mutualisation des flux, d’optimisation des tournées de monitoring et de réduction des déchets dans les cliniques de santé. Des structures comparables à un Groupe Multihealth ou à un Multihealth Group peuvent, par exemple, offrir des plateformes partagées qui réduisent les émissions gaz par étude tout en améliorant la qualité opérationnelle et la sécurité des données, grâce à une meilleure visibilité sur les flux et à des indicateurs carbone partagés.

Pour les responsables affaires réglementaires et qualité, l’enjeu est désormais d’intégrer ces dimensions dans les cahiers des charges, les contrats et les plans de gestion des risques, afin que chaque projet d’essais cliniques contribue réellement à limiter l’empreinte globale de l’entreprise. En articulant clairement les objectifs de santé responsable, de protection de la santé humaine et de réduction de l’impact environnemental, les biotechs peuvent transformer une contrainte réglementaire en avantage stratégique durable. Cette approche renforce leur légitimité dans le secteur santé et prépare le terrain à des innovations cliniques plus sobres en carbone et plus respectueuses des ressources, tout en alignant les projets avec les trajectoires climat nationales et les attentes des parties prenantes.

Chiffres clés sur l’empreinte carbone des essais cliniques biotech

  • Selon plusieurs analyses sectorielles et travaux de type analyse de cycle de vie, la phase de recherche et développement pharmaceutique, incluant les essais cliniques, peut représenter jusqu’à 20 à 30 % des émissions totales de gaz à effet de serre d’un laboratoire, ce qui en fait un levier majeur de décarbonation. Ces ordres de grandeur reposent sur des bilans carbone consolidés publiés par de grands groupes et sur des hypothèses de répartition des émissions par activité.
  • Des études de cas publiées par de grands groupes pharmaceutiques montrent qu’un essai clinique international de phase III peut générer plusieurs milliers de tonnes équivalent CO₂, principalement liées aux transports des patients et des équipes, calculées à partir de facteurs d’émission standard pour les différents modes de transport. Les résultats varient selon la durée de l’étude, le nombre de pays impliqués et la fréquence des visites.
  • Les essais cliniques décentralisés permettent de réduire de 30 à 50 % les déplacements des patients selon les configurations, ce qui se traduit par une baisse significative de l’empreinte carbone associée aux trajets domicile‑centre et à l’impact environnemental global du projet. Ces estimations reposent sur des comparaisons avant/après intégrant le nombre de visites physiques évitées et les distances moyennes parcourues.
  • Les transports et la logistique, incluant les envois d’échantillons et de médicaments, représentent fréquemment plus de la moitié du bilan carbone d’une étude clinique, devant la consommation énergétique des bâtiments et des serveurs, comme le confirment plusieurs rapports internes de laboratoires publiés en France et en Europe. L’analyse cycle de vie de ces flux met en évidence le poids du transport aérien et du froid actif.
  • Les engagements de décarbonation pris par l’industrie pharmaceutique en France et en Europe visent généralement une réduction de 40 à 50 % des émissions opérationnelles à horizon une à deux décennies, ce qui impose une transformation profonde des modèles d’essais cliniques et une meilleure mesure des émissions gaz par projet. Ces objectifs s’appuient sur des scénarios climat alignés avec les trajectoires 1,5 °C ou 2 °C et sur des plans d’action détaillés par activité.

FAQ sur l’empreinte carbone des essais cliniques biotech

Comment mesurer concrètement l’empreinte carbone d’un essai clinique biotech ?

La mesure repose sur le protocole GHG, en combinant données d’activité détaillées et facteurs d’émissions reconnus pour chaque poste. Il faut recenser les déplacements, la logistique, l’énergie, les équipements et les déchets, puis convertir ces informations en tonnes équivalent CO₂. Un bilan carbone par projet permet ensuite de comparer les scénarios et de suivre les progrès dans le temps, en documentant les hypothèses, les périmètres retenus et les sources de facteurs d’émission utilisées.

Quels sont les principaux postes d’émissions dans les essais cliniques ?

Les déplacements des patients et des équipes de monitoring constituent généralement le premier poste d’émissions. Viennent ensuite la logistique des échantillons et des médicaments, très consommatrice de transport express et de froid, puis la consommation énergétique des bâtiments et des infrastructures numériques. Les déchets issus des consommables et des dispositifs médicaux complètent ce profil carbone, en particulier dans les études cliniques à forte intensité de prélèvements et de visites sur site.

Les essais cliniques décentralisés sont‑ils toujours plus écologiques ?

Les essais décentralisés réduisent fortement les déplacements physiques, ce qui diminue l’empreinte carbone liée aux transports. Cependant, ils reposent sur des infrastructures numériques et des équipements à domicile qui génèrent aussi des émissions, d’où l’importance d’une analyse du cycle de vie complète. Globalement, bien conçus, ils offrent un potentiel significatif de réduction des émissions sans dégrader la qualité des données, surtout lorsque la logistique, les équipements et la collecte des données sont optimisés.

Comment intégrer les enjeux climatiques sans compromettre la conformité réglementaire ?

Il s’agit de documenter les arbitrages dans le protocole, le plan de monitoring et les procédures qualité, en montrant que la réduction des déplacements ou la mutualisation logistique ne fragilisent pas la sécurité ni la fiabilité des données. Les approches de monitoring fondé sur les risques et les outils numériques de suivi sont désormais acceptés par les autorités, s’ils sont correctement justifiés. L’empreinte carbone devient alors un critère supplémentaire, intégré dans la gestion globale des risques et dans les décisions de conception des études cliniques, au même titre que les autres contraintes opérationnelles.

Pourquoi les biotechs devraient‑elles publier le bilan carbone de leurs essais cliniques ?

La publication d’un bilan carbone détaillé renforce la transparence et la crédibilité des biotechs auprès des autorités, des investisseurs et des partenaires industriels. Elle montre la capacité de l’entreprise à maîtriser son impact environnemental et à contribuer à la transition écologique du secteur santé. Cette démarche peut aussi devenir un avantage compétitif dans les appels d’offres et les partenariats avec les grands laboratoires, en particulier pour les projets internationaux où l’empreinte carbone des essais cliniques devient un critère explicite de sélection et un indicateur de maturité RSE.